• Ca y est la québécoise est arrivée… ça fait même (presque)une semaine. J’esquive, je fait la carpe… 
    Curieusement elle ne m’appelle pas, elle se contente d’envoyer des mails (2 en fait !)
    Comme à son habitude, le premier a eu du mal à me parvenir, a eu du mal à décoller – elle aime s’appliquer à ne montrer son nez qu’une fois qu’elle a fait le tour de l’essentiel, dans lequel je ne figure pas vraisemblablement…
    Curieusement elle n’hésite jamais à me déballer son sac poubelle d’humeurs moroses maussades noires grisâtres et j’en passe, lorsqu’elle est loin…
    Débilement je réponds toujours « right here » quand elle a besoin d’une oreille…
    Débilement c’est la conception que j’ai de l’amitié : être là, écouter, dire sans mesure et sans vouloir mesurer ce qui devrait, pourrait, viendrait ou viendra (ou pas) en retour…
    Débilement je me sens plus  débile encre  de ne pouvoir concevoir, voire agir différemment …
    Je vois pourtant… carpe je sais être mais aveugle ne suis pas.
    Cette fois j’ai décidé (à m’applique à m’obéir !) de ne montrer mon nez que lorsque je l’aurai décidé : lorsque j’aurai « digéré » !!
    La « digestion » de ses élans que je considère (à tort ou à raison… je m’en fou) comme de belles démonstrations de son égocentrisme naturel, inné, est usuellement rapide depuis quelques années. J’ai appris à composer, à mettre de l’eau dans mon vin comme on aime à dire… mais là… ça tombe mal : on est dans des jours où je ne peux m’empêcher de trouver ce breuvage dégueu… je veux du « vin » du vrai, fort et franc en arômes, durable en bouche ou de l’eau, claire et pure, fraîche, transparente et désaltérante… pas d’un truc morne  à l’allure de grand cru alors qu’il est cuisant de fadeur, insipide et plat !
    Elle … c’est l’opposée de Lui…
    Lui : c’est l’être tel qu’il est au fond, celui qui se montre comme son humeur sans travestir sa beauté ou sa laideur.
    Elle est douée en la matière, douée pour se montrer comme en vitrine… armée d’un air figé, vêtue d’un style inquisiteur déroulant son programme de mise à  jour en posant des questions dignes de La Mère Denis comme une gazette de village, une feuille de choux de mauvais goût ; des questions vicieuses sous cette apparente naïveté, sous cet apparent intérêt altruiste de l’Autre. La seule finalité de cet Acte 1 scène 1 de la pie qui jacasse est de satisfaire cette curiosité malsaine, cette quête du petit friand, croustillant à souhait ! L’importance de son « recueil » n’a d’égal que l’importante énergie employée par la donzelle à broder sa propre histoire autour des éléments ratissés à droite à gauche, l’importance c’est qu’elle puisse se donner de la contenance !
    Comiquement elle déambule comme une touriste insouciante alors que la « veille » elle pleurait de douleur et en débattait pendant des heures. Comment devrait réagir celle qui a écouté, accompagné, souffert de l’entendre dire ses maux face à une « nouvelle mouture » qui fait fi de cette « profondeur » là pour s’attacher fidèlement à son nouveau « déguisement » de bonne humeur ??
    Assez de cette comédia del arte… assez que de faire comme ci, faire comme ça…
    Je suis trop fatiguée pour jouer … je veux du terroir, du brut de pomme !!
    C’est Lui que je veux… Lui j’en parlerais… plus tard sans doute.

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  • On ne peut jamais faire marche arrière!
    Ben, maintenant que je le sais, je vous avoue que ça ne va guère mieux Oups !

    Hauts les coeurs : il faut aller de l'avant, me dira t-on!
    Ben, me v'là bien avancée avec ça Horreur !

    Arrêtes donc de rassasser le passé, c'est derrière toi!
    Ben, encore heureux que tu m'le dis, j'avais pas vu ça sous cet angle Innocent

    ... Tout est là! Mes tortures (qui viennent de loin - derrière- mais m'ont suivi...loin - devant). Les "encourageants commentaires", telle en est dit-on l'intention, on dit aussi que c'est "elle" qui compte (l'intention!). Moi je suis pas vraiment de cet avis, je suis plutôt dans "l'opposition" même : pour moi, c'est l'attention et elle seule qui importe, sans compter. "Compter" "faire compter" c'est déjà donner du poids à la mesure. De ma lucarne, il est des "élans" qui ne se mesurent pas, qui sont inquantifiable... qui SONT ou pas.

    On dit facilement, qu'il est trop tard, qu'on a vu trop tard, qu'on a compris trop tard... c'est un non sens! S'il l'on retire le "trop tard", le temps, autrement dit l'expérience, on n'aurait ni vu ni compris. Il n'est pas même certain qu'on est compris quoi que ce soit d'ailleurs! Généralement, ces notes, ces réflexions ne sont que le fruit du regret d'un "temps" ou le remord de ne pas l'avoir cultiver.

    Je "m'intitule" ici maladroitement : "je me suis réveillée...trop tard" laisse entendre que le réveil a projeté mes "douleurs" mes "souvenirs" en pleine lumière et fait supposer qu'il aurait pu en être autrement...

    Rien n'est moins sur!
    Je n'ai qu'une certitude : J'ai été touché par une vilaine fée il y a plus de 12 ans, depuis lors, la marque de ce doigt, tatoué comme au fer rouge, fait souffrir tout mon être d'une brulure d'un degré "hors catégorie". Tantôt à vif, tantôt engourdie, la plaie reste là... elle m'absorbe parfois.

    Après une lutte longue d'une décennie, j'ai cru qu'elle s'était endormie. Que j'étais à même de pouvoir la bercer, l'appaiser, lui parler, négocier. Il n'en est rien! Elle est perfide, vicieuse, maligne. Elle est de ces vermine invisible qui vous ronge, vous consume, vous épuise... elle vous succurre à l'oreille que vous n'aurez de repos que les yeux définitivement éteints, clos, secs!

    Je ne sais par quel chemin, quelle breche elle s'est invitée chez moi. J'étais loin très loin de ces clichés qu'on agite sous nos yeux en décriant leurs effets pervers ; loin de moi l'image, loin de moi la balance et le poids de mon véhicule, loin de moi l'idéalisation des magazines! Juste obsédée par ma 'tite route, bien paisible de 'tite étudiante ordinaire qui attachait une importance moins ordinaire qu'exagérée à sa réussite parce qu'elle avait effleuré l'échec - juste une fois...une fois de trop!

    Alors la fée de l'Anneau rec'scie (anorexie pour les malentendants) s'est approchée, sur la pointe des pieds... s'est glissée chez moi et y a très vite campé!

    Je ne sais pourquoi elle a décidé de muter, je ne sais à quels mécanismes elle s'est heurtée... elle a changé de visage. Pour plus de "confort" elle a revêtu sa belle robe pour me jouer la scène de Boule et my (boulimie en personne!)

    S'ennuyant ou peut être déroutée par l'habitacle qu'elle s'est crée, elle n'a cessé de ruser, de jouer, de se cacher, se taire puis crier. De longues années durant, elle m'a tout montrer (quoique...elle a l'imagination fertile, elle "s'invente" et improvise tous les jours!) ses nombreux déguisements, ses plus beaux apparats, les plus sombres et abyssales  lueurs ne laissant que très peu de place à "l'aventure", celle pour laquelle nous crions dès le 1er jour, celle qui devrait être la seule expérience de vie.

    C'est ainsi que je l'imagine, que je la songe : la Vie, une Aventure, l'Aventure, une ballade qui n'a de cesse de surprendre, d'enseigner, de faire gouter, d'apprendre à aimer ou redouter, d'apprendre à choisir... un mouvement constant, une action permanente et volontaire comme innée ou naturelle!
    Moi, je suis restée à quai! Sans billet pour aventurland. Cette vermine m'a paralysé, tétanisé, elle prend plaisir à me faire gouter et gouter encore à cette saveur morbide macabre, celle du serpent qui se mort la queue, à ne gouter qu'au petit moi qu'elle m'a permis de devenir. Ne gouter qu'à ça, y revenir toujours et encore, plus fort encore si j'ai le malheur de "trouver saveur ailleurs"!

    J'arrive à l'aube de 33 années ... de vide parce trop pleine de me supporter. De rien parce que trop fatiguée de tout retourner pour y retourner. Cette fois, sa revanche me semble pire que toutes les autres! Comme à chaque fois car à chaque fois, le jeu diffère, les règles sont plus dures, le gout toujours plus amer. Je prends le temps de me retourner et constate à nouveau l'immensité de la plaine que je viens de traverser, l'idée d'avoir un nouveau désert à traverser me panique, m'épuise, me paralyse!

    C'est endolorie que j'ecris comme pour expier, expier à nouveau car c'est comme une eau morte qui tourne depuis des lustres dans mon moulin. Cette fois, c'en est trop, j'ai coulé trop profond pour avoir la force de l'espoir de me voir en sortir, j'ai jamais été si mal, j'ai jamais eu aussi mal de ne pas Pouvoir... tout...ou rien.. peu importe. Le son de ma cloche est celui là : je souffre de vouloir vivre et de ne pouvoir. La note est différente. Il y a quelques années, j'aurais "chanté" autrement en m'écriant de pas vouloir vivre!

    C'est aujourd'hui que s'initie mon dernier Programme. Les programmes sont ma spécialité! Ceux que je note, décompte, édicte, autoprescris et autodétruis. J'ose lancer un ultimatum à cette fée merdeuse qui a décidé de me hanter : ce sera elle ou moi! Assez la cohabitation ; Assez les compromis ; Assez de la supporter, la porter, la couvrir, la couver!!

    Mardi 18 avril 2006 rappelle toi cette date, date anniversaire de l'une d'entre nous... Mardi 30 mai 2006 donnera un nom au nouveau-né!


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  • La souffrance me pèse... mon poids me fait souffrir... et le serpent se mord la queue!

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